Les talents que vous avez cachés

Jour 7 . Talents . 3 min de lecture

Un homme s’apprête à partir en voyage. Avant son départ, il confie ses biens à ses serviteurs.

À l’un, il remet cinq talents ; à un autre, deux ; au troisième, un seul.

Le premier serviteur utilise ce qui lui a été confié et le fait fructifier. Le deuxième fait de même. Le troisième prend une autre décision : il creuse un trou dans la terre et y cache ce qu’il a reçu.

Longtemps après, le maître revient. Les deux premiers présentent ce qu’ils ont développé. Le troisième peut rendre exactement ce qu’il avait reçu.

Rien n’a disparu, rien n’a été perdu. Mais rien n’a grandi.

Lorsqu’il explique son choix, une raison apparaît : il a eu peur.

Cette histoire, rapportée dans l’Évangile selon Matthieu au chapitre 25, est connue comme la parabole des talents. Son sens s’inscrit dans un contexte théologique précis et elle a reçu de nombreuses interprétations.

Mais elle peut aussi nous conduire à une question personnelle : que faisons-nous de ce qui nous a été confié ?

Les trois hommes ne reçoivent pas la même chose. Cela ressemble à la vie. Nous n’avons pas tous les mêmes ressources, les mêmes relations, la même éducation, les mêmes compétences ou les mêmes possibilités.

Alors la comparaison commence : « Lui a plus de talent. Elle connaît les bonnes personnes. Il a davantage d’argent. Elle a commencé avant moi. »

Certaines différences sont réelles. Mais à force de regarder ce que les autres ont reçu, nous finissons parfois par oublier ce que nous avons entre les mains.

Vous avez vécu des expériences que d’autres n’ont pas vécues. Vous avez appris certaines choses, développé des qualités, connu des personnes, commis des erreurs dont vous pouvez tirer des enseignements.

Vous avez peut-être une idée, une capacité à écouter, une facilité à expliquer, une passion ou une histoire.

La bonne question n’est peut-être pas : « Est-ce impressionnant ? » Elle est : « Qu’est-ce que je pourrais en faire ? »

Nous pouvons enfouir nos capacités sous des phrases : « Je ne suis pas encore prêt. Quelqu’un le fait mieux que moi. Je commencerai plus tard. À mon âge, ce n’est peut-être plus le moment. Et si j’échoue ? »

Avant de demander « Qu’est-ce qui me manque ? », une autre question mérite d’être posée : « Qu’est-ce que je possède déjà et que je n’utilise pas suffisamment ? »

Vous ne contrôlez pas ce que les autres ont reçu ni leur point de départ. Mais vous pouvez décider de ce que vous allez faire avec ce qui se trouve entre vos mains aujourd’hui.

À vous maintenant

Prenez une feuille et écrivez : « Ce que j’ai déjà ».

Notez au moins trois ressources que vous possédez : une compétence, une expérience, une qualité, une relation, une connaissance, une passion, une idée.

Choisissez-en une et demandez-vous : « Comment puis-je la faire fructifier aujourd’hui ? »

À retenir

La question n’est pas seulement : « Qu’est-ce que j’ai reçu ? » mais : « Qu’est-ce que j’en fais ? »