Les petits commencements
Jour 5 . Premiers pas . 2 min de lecture

Un homme planta une minuscule graine.
Son voisin, qui l’observait, sourit.
— Tu crois vraiment que cette petite chose va changer quelque chose ?
L’homme regarda la terre fraîchement retournée.
— Je ne sais pas.
— Alors pourquoi la planter ?
L’homme resta silencieux quelques secondes.
— Parce que si je ne la plante pas, je sais déjà ce qui arrivera : rien.
Le premier jour, il vint regarder la terre. Rien. Il l’arrosa. Le lendemain, toujours rien.
Trois jours passèrent, puis cinq, puis une semaine. La terre avait exactement la même apparence qu’au premier jour.
Son voisin passait et plaisantait : « Alors, ton grand arbre ? »
L’homme souriait et continuait d’arroser.
Puis un matin, une petite tache verte apparut. Une pousse venait de traverser la terre. Elle était minuscule, fragile, presque ridicule comparée à l’arbre que l’homme imaginait. Mais elle était là.
Il continua de l’arroser. La pousse devint une plante. Les saisons passèrent. Le tronc s’épaissit, les branches s’étendirent et ce qui avait commencé par une graine que personne ne trouvait impressionnante devint un arbre.
Des années plus tard, les deux hommes venaient parfois s’asseoir à son ombre.
À quel moment l’arbre était-il réellement devenu possible ?
Il était devenu possible le jour où quelqu’un avait accepté de planter quelque chose qui semblait insignifiant.
Cette image fait naturellement écho à la parabole évangélique du grain de moutarde, rapportée sous différentes formes notamment en Matthieu 13, Marc 4 et Luc 13.
Nous aimons les grandes réussites. Mais lorsque nous regardons le résultat final, nous regardons l’arbre et nous oublions la graine.
Nous voyons l’entreprise lorsqu’elle emploie des centaines de personnes, pas le premier client. Nous voyons l’auteur reconnu, pas la première page. Nous voyons la maîtrise, pas les premiers essais maladroits.
C’est ainsi que beaucoup de projets meurent : non parce qu’ils étaient mauvais, mais parce que leur commencement semblait trop petit.
Un petit résultat n’est pas nécessairement un mauvais résultat. Il peut simplement être un résultat qui commence.

À vous maintenant
Choisissez un objectif important et oubliez quelques instants le résultat final. Ne regardez plus l’arbre ; cherchez la graine.
Quelle pensée, même petite, pourrait changer les choses ? Quelle est la plus petite action réelle qui pourrait lancer ce projet aujourd’hui ?
À retenir
Une graine n’a pas besoin d’impressionner. Elle a besoin d’être plantée.

